L’Octuple Sentier

et le développement
du Bouddhisme contemporain
et Universel

L’Octuple Sentier est la voie de Bouddha, du chemin menant au
Cœur de l’Esprit d’Eveil , la Bodhicitta

C’est le Cœur de son enseignement, qui explique comment avancer sur le chemin de la libération et expérimenter dans cette vie un bonheur stable et durable.
Ces 8 pratiques sont regroupées dans 3 ensembles:

La sagesse qui regroupe la compréhension juste et la pensée/volonté juste
L’éthique/ moralité avec la parole juste, l’action juste et le mode de vie juste
La méditation qui comprend l’effort/l’application juste, l’attention juste et la pure méditation

LA SAGESSE

LA COMPRÉHENSION JUSTE

C’est la compréhension de l’enseignement du Bouddha, c’est-à-dire des quatre nobles vérités. La première de ces nobles vérités est la conscience que la vie est insatisfaisante : la vie est impermanente ; et même si elle contient du bonheur, ce bonheur est éphémère. C’est le point essentiel qui pousse à suivre une voie dont nous espérons qu’elle nous amènera à un bonheur stable, à un état d’être libre, heureux, quelles que soient les circonstances. Mais, le Bouddha a découvert qu’il y a une possibilité de résolution de cette souffrance. Le but de l’enseignement de Bouddha est d’atteindre cet état de vie en harmonie avec la réalité, qui peut seule nous donner la paix de l’esprit et nous faire vivre véritablement d’une manière harmonieuse, heureuse et paisible.

LA MOTIVATION / LA PENSEE JUSTE

C’est une pensée qui va être l’expression du cœur, de la compassion et de la bienveillance. La pensée de compassion cherche à aider tous les êtres à résoudre leurs souffrances en développant l’intuition, la sagesse, les connaissances et l’expérience nécessaires pour aider efficacement les personnes en difficulté. La pensée de bienveillance cherche aussi à contribuer au bonheur des autres et à s’en réjouir. La pensée juste, c’est penser que ce qui survient à l’autre, est comme si cela m’arrivait à moi: si l’autre est dans la souffrance, j’ai de la sympathie pour lui et j’essaie de soulager sa souffrance. S’il a du bonheur et de la joie, je ne vais pas être jaloux ou envieux, mais je vais me réjouir pour lui et son bonheur devient le mien. Le juste dans la pensée juste, c’est la justesse d’une pensée qui est en harmonie avec la réalité fondamentale de notre existence.

L’ETHIQUE

LA PAROLE JUSTE

La parole juste consiste avant tout à s’exprimer d’une manière authentique tout en évitant de faire souffrir ceux auxquels on s’adresse. La parole doit être utilisée dans l’esprit de la pensée juste, c’est-à-dire comme un moyen pour aider et non pas pour se vanter, pour prendre le pouvoir, pour montrer ses connaissances et encore moins pour tromper les autres par des mensonges.

 

L’ACTION JUSTE

L’action juste est avant tout une action qui respecte les préceptes. Fondamentalement, les préceptes sont une manifestation de l’éveil à notre à véritable nature. Mais sur ce chemin pour abandonner ses conditionnements et se libérer des poisons qui nous font agir avec avidité ou avec agressivité, les préceptes sont un excellent guide pour éviter de créer de la souffrance. Les préceptes du registre de l’action consistent à ne pas tuer, ne pas voler, ne pas s’intoxiquer et ne pas être avide.

 

LE MODE DE VIE JUSTE ( les moyens d’existence juste)

Ce qu’on appelle le mode de vie juste relève de l’activité professionnelle mais aussi de la vie sociale et des relations aux autres dans leur ensemble. En pratique, il s’agit d’éviter les professions qui sont cause de souffrance pour tous les êtres vivants, qui provoquent de la pollution, des professions toxiques, dangereuses, le commerce des armes, de drogues, de produits néfastes pour la santé ne seraient pas des professions justes. Quel que soit notre engagement professionnel, la manière de l’exercer est également importante.

LA MEDITATION

L’EFFORT/L’APPLICATION JUSTE

L’effort juste, se rapport au registre de la méditation: c’est la pratique constante qui ne se décourage pas tout en évitant les deux écueils de l’esprit de compétition et de la mortification. Dans l’effort juste, il y a aussi l’effort qui consiste à pratiquer avec les autres, en s’efforçant de créer ensemble les conditions d’une pratique, qui permette d’avancer ensemble sur la voie. L’effort harmonisé de tous aide chacun à avancer.

L’ATTENTION JUSTE

Le Boudha disait qu’il avait réalisé l’éveil en pratiquant l’attention juste.
L’attention juste, c’est être attentif à son corps et à sa respiration, qui sont au cœur de la pratique méditative. Mais l’attention juste consiste aussi à être attentif aux sensations, agréables, désagréables ou neutres: sans les fuir ni vouloir les retenir il s’agit de les traverser simplement. De plus elles peuvent, comme les émotions, être un signe qui peut nous guider vers l’action nécessaire. De plus, la pratique de l’attention juste signifie aussi la compréhension de nos différents états d’esprit, afin que l’engagement dans l’action se fasse en conscience.

LA MEDITATION JUSTE

La Méditation juste, c’est la pratique de la concentration, qui est la source de toute pratique Bouddhiste.
Habituellement on la décompose en quatre étapes, qui sont en réalité des traversées : En premier lieu, on abandonne l’attachement aux passions, aux poisons (avidité et haine), aux émotions négatives de la vie quotidienne. Nous abandonnons également l’agitation, la somnolence et tout ce qui peut troubler. Ensuite, on abandonne tout ce qui relève du mental qui réfléchit, qui analyse, qui discrimine. Puis, nous traversons ce qui est de l’ordre des émotions plus subtiles comme la joie d’avoir réussi à se libérer des émotions les plus négatives, de l’agitation, etc.
Enfin, le quatrième aspect de la médiation que l’on traverse également sans s’y arrêter, c’est le bonheur de la pratique: nous ne nous y attachons pas car sinon, cela peut de nouveau limiter la pratique. Finalement nous aboutissons à un état d’équanimité, c’est-à-dire de grand calme intérieur, de sérénité, qui n’est perturbé ni par les émotions négatives de colère, de haine, de jalousie, d’impatience, ni par la joie ou le bonheur auxquels nous risquons de nous attacher. La pratique de l’octuple sentier a essentiellement pour sens, non pas d’éprouver un bonheur relatif, mais d’arriver à un état de complète liberté.